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Accord de Paris : welcome back aux États-Unis !

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    Comme promis lors de sa campagne électorale, et conformément à l’image verte qu’il souhaite opposer à son prédécesseur, Joe Biden n’a pas tardé à faire un beau pas vers le climat. Le jour-même de son investiture, il a en effet signé un décret confirmant le retour des États-Unis dans l’Accord de Paris. 

    Un grand jour pour l’Accord de Paris

    Les États-Unis ne sont pas connus pour leurs actions notoires en faveur du climat. L’administration Obama ne s’est pas démarquée en la matière, Trump prenant quant à lui, le parti du net rétropédalage. Seul le secteur privé, à commencer par Google peut donc à ce jour se féliciter d’y avoir contribué à travers les pratiques de RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). 

    La réintégration du pays dans l’Accord de Paris prend donc une dimension d’envergure. Emmanuel Macron a d’ailleurs salué la démarche d’un « Welcome back ! » sur Twitter, en précisant : « C’est tous ensemble que nous pourrons réussir à relever les défis de notre temps. C’est tous ensemble que nous pourrons changer la donne climatique en agissant pour notre planète. »

    Au-delà du symbole, ce retour correspond à celui des États-Unis dans le Fonds Vert, financé par l’ensemble des états signataires de l’Accord de Paris. Alors que Donald Trump avait gelé la part étasunienne de 2 milliards de dollars, Joe Biden y remédiera dès la fin du mois.

    John Kerry, la force verte des États-Unis

    Déjà en phase préparatoire au mois de novembre, Joe Biden avait créé un poste sur mesure pour John Kerry : représentant spécial pour le climat. Lorsqu’il siégeait au Sénat, ce dernier était déjà engagé dans la cause climatique. C’est aussi lui qui représentait le pays lors de la signature des Accords de Paris. Nul doute que son expérience des négociations politiques et ses affinités au Congrès seront de bons atouts pour encourager le financement de dispositions délicates mais nécessaires à la transition écologique, comme la réduction des gaz à effet de serre. 

    La nouvelle administration démocrate compte donc une force verte indéniable en la personne de John Kerry. Il pilotera un budget de 2.000 milliards de dollars en faveur des énergies vertes et de l’objectif bas-carbone. Son poste lui permettra entre autres de siéger au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. C’est une nouveauté car jusqu’alors, le climat ne faisait pas partie de l’ordre du jour des sessions de cet organe. Le principal intéressé a d’ailleurs déclaré : « Je retourne au gouvernement pour remettre l’Amérique sur la voie et répondre au plus grand défi de notre génération et de celles qui suivront. »

    Un beau programme dont les priorités seront dévoilées dans les prochains mois !

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