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Le télétravail : une bonne ou une mauvaise chose pour l’environnement ?

Le télétravail, ou home-office est plus que jamais d’actualité en pleine crise de coronavirus. Des entreprises qui fonctionnent au ralenti, des employés qui travaillent depuis la maison, des réunions à distance par visioconférence, c’est ce qui caractérise cette année 2020 depuis le confinement au second trimestre. La question que l’on peut se poser est de savoir si ce nouveau mode de vie est plus bénéfique pour la planète ? Le télétravail est-il une bonne ou une mauvaise chose pour l’environnement ? Quel est l’impact en CO2 de nos appareils électriques en home office ? Nous allons donc répondre à ces questions dans l’article. 

Article mis à jour le 15 décembre 2020

Le télétravail est-il bénéfique pour l’environnement ?

L’ADEME, Agence de la transition écologique, a récemment sorti une étude afin de savoir si le télétravail est vraiment bénéfique pour l’environnement

Une réduction des trajets bénéfique pour l’environnement 

Le premier constat positif du télétravail, bénéfique pour l’environnement, est évidemment la réduction des trajets en voiture. Avec 70% de la population se rendant normalement au travail en voiture, l’ADEME estime une diminution de l’émission de CO2 à -271 kg par an et par jour de télétravail hebdomadaire. 

Mais, ce principal point fort du télétravail est à prendre avec précautions. En effet, la diminution des trajets domicile/travail est modulée par des effets rebonds plus ou moins favorables. 

Des effets rebonds défavorables

Selon l’étude de l’ADEME un effet collatéral du travail, dû à 4 mécanismes principaux, entraînerait une diminution de 31% des effets bénéfiques du trajet. En cause, certaines étapes du trajet domicile-travail doivent être maintenues. En effet, être en télétravail ne signifie pas supprimer tous les déplacements en voiture, il faut par exemple continuer à amener les enfants à l’école. De nouveaux déplacements seront également peut être ajoutés, comme aller faire les courses, ou encore aller au sport. Un autre effet rebond défavorable est l’augmentation de l’utilisation d’applications sur l’ordinateur ou les réunions à distance en visioconférence. Cette hausse du flux vidéo, n’est pas sans impact sur l’environnement et fait partie d’un enjeu majeur du télétravail. Enfin, travailler depuis chez soi signifie aussi une consommation énergétique accrue : éclairage, branchement des appareils électriques, chauffage.

Des effets rebonds favorables

Cet effet collatéral du télétravail pourrait cependant bien être compensé par un effet rebond favorable, sur la durée, de +52% grâce au flex office. 

Le flex office c’est quoi ? Le flex office, ou bureau à la demande, consiste à optimiser les surfaces de bureau au sein d’une entreprise. Le salarié n’a donc plus de bureau attitré mais utilise l’espace disponible les jours où il vient travailler. 

Grâce au flex office les entreprises peuvent alors réorganiser les espaces de travail en réduisant les surfaces, proportionnellement au nombre de télétravailleurs dans la compagnie. Cela signifie donc une diminution des consommations énergétiques, et donc de gaz à effet de serre à l’avenir pour les entreprises qui pourront se contenter d’espaces plus petits, en favorisant le télétravail de ses employés.
Le passage au flex office permettrait donc de compenser les effets rebonds défavorables pour une balance positive des bénéfices du télétravail sur l’environnement.

Quel est l’impact en CO2 des appareils que l’on utilise en télétravail ?

Il est important de prendre conscience de la pollution numérique et de se demander quel est l’impact en CO2 des appareils que l’on utilise en télétravail. En effet, la digitalisation du travail ne signifie pas une absence de production de gaz à effet de serre et donc de pollution. 

Quelques chiffres clés Une minute de visioconférence émet 1g eqCO2, selon les calculs du Greenspector ;Une requête sur internet est à l’origine de 5 à 7 grammes de CO2 dans l’atmosphère, selon l’ADEME ;L’envoi d’un email à une personne libère une dizaine de grammes de dioxyde de carbone, et pour chaque personne en copie du mail, 6 grammes de CO2 s’ajoutent, selon l’ADEME.
Le télétravail une bonne ou une mauvaise chose pour l’environnement

La pollution numérique représente environ 4% de l’émission de gaz à effet de serre mondiale. Le fait d’augmenter le pourcentage de télétravail dans les entreprises risquerait donc d’accroître ce pourcentage rapidement. Les visioconférences étant une des activités les plus énergivores, soit 2,6 kg eqCO2 par an et par jour de télétravail selon l’Ademe. Mais, des solutions sont possibles pour diminuer cette pollution numérique afin d’allier télétravail et écologie. En adoptant de bonnes méthodes de travail et des gestes simples, nous pouvons réduire l’impact en CO2 de nos appareils électriques sur l’environnement.

Des gestes simples pour réduire la pollution numérique

En adoptant des gestes simples pour réduire la pollution numérique nous pouvons limiter notre impact écologique tout en télétravaillant. Voici donc 3 gestes à adopter pour réduire sa pollution numérique :

1. Prendre soin de vos équipements numérique

Selon l’ADEME, en rallongeant la durée de vie de votre ordinateur ou tablette, de 2 à 4 ans par exemple, vous diminuez votre bilan environnemental de 50%. 

2. Gérer votre boite mail

Même s’ils n’ont l’air de rien, les emails sont de gros producteurs de CO2. Il est donc important de penser à trier sa boîte email régulièrement, envoyer un email que lorsque cela est vraiment nécessaire et limiter le nombre de personnes en copie autant que possible. 

3. Optimiser vos recherches sur Internet

En optimisant vos activités sur les moteurs de recherche vous diminuez votre pollution numérique. Pour cela, vous pouvez par exemple mettre les sites sur lesquels vous allez régulièrement en favoris, afin d’éviter une nouvelle requête à chaque fois. Pensez à utiliser des mots clés pertinents afin de trouver plus rapidement ce que vous cherchez. Fermez aussi les onglets ouverts qui ne vous sont plus utiles, car ceux-ci consomment de l’énergie. Enfin, optez pour des moteurs de recherche moins énergivores ou plus éthiques. Par exemple, le moteur de recherche Ecosia est engagé en faveur de la planète et plante un arbre toutes les 45 recherches, de ce fait vous pouvez allier télétravail et écologie

Globalement, le bilan environnemental du télétravail semble être positif. Mais, même si nous réduisons largement nos trajets domicile-travail, il est important d’adopter les bons gestes afin de réduire notre pollution numérique. Enfin, le flex-office pourrait être une des meilleures options pour les entreprises et les salariés avec son effet rebond favorable de +52% pour un bénéfice du télétravail sur l’environnement. 

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