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Impact des éoliennes, que sait-on vraiment ?

Sommaire

    Le développement de l’énergie éolienne est central dans le défi de la transition énergétique. D’ici à 2030, l’objectif de 40% d’électricité renouvelable impose en effet des installations d’éoliennes sur terre et en mer. Actuellement, la France en dénombre près de 8000. Mais leur déploiement soulève de nombreuses questions sur les plans économique et écologique. Que sait-on vraiment de l’impact des éoliennes ?

    Quel est le rendement d’une éolienne ?

    Il faut aujourd’hui compter 60 euros pour qu’une éolienne produise 1 MWh. Cela équivaut au prix moyen actuel du marché. Sachant qu’il inclut l’ensemble des frais, de l’achat au démantèlement, de l’éolienne. A noter, ce coût s’élevait à 82 euros il y a seulement cinq ans. Et il devrait encore diminuer puisque selon la ministre de la Transition écologique, « en 2035, les renouvelables seront trois à quatre fois moins chers que le nouveau nucléaire ». Parallèlement, la production augmentera de 30% à l’horizon 2030.

    Les éoliennes, comme les autres énergies durables verront leur compétitivité augmenter au fil des progrès techniques. Conscients des enjeux majeurs de la transition énergétique, les Français ont donc une image plutôt positive des éoliennes. Mais les amoureux du patrimoine et les écologistes en soulignent les failles.

    Quel est l’impact des éoliennes sur la biodiversité ?

    La LPO (ligue pour la protection des oiseaux) et l’ ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) dénoncent l’impact défavorable des éoliennes sur la biodiversité. En cause, la dégradation l’habitat, les troubles comportementaux générés ou encore les collisions avec les espèces les plus sensibles. Les oiseaux migrateurs et les rapaces diurnes représentent respectivement 60% et 23% des cadavres retrouvés au pied des pales.

    A titre comparatif, l’estimation de la mortalité due aux éoliennes est comparable à celle observée aux Etats-Unis ou au Canada.

    Sur ce point, un amendement LR, voté le 17 juin dernier dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi climat et résilience, prévoit le véto des maires quant à l’implantation d’éoliennes sur leur commune.

    A la « prise en otage » des élus locaux, Barbara Pompili semble privilégier le consensus. Ainsi, pour répondre au besoin impérieux d’éolien tout en écoutant les recommandations de la LPO, elle entend miser sur la cartographie concertée des zones adaptées. Il est possible de visualiser l’implantation actuelle et les projets d’éoliennes sur l’Hexagone ici.

    L’impact des éoliennes sur le recours au charbon 

    La nature intermittente des éoliennes induit parfois un recours nécessaire au charbon, une énergie fossile. Doublée au recul du nucléaire, elle est au centre des critiques formulées par les activistes écologiques à l’encontre de l’éolien.

    A ce sujet, il convient de rappeler que RTE, le gestionnaire du réseau de transport de l’électricité est désormais capable de gérer cette faille. Avec trois régimes de vent opérationnels et la possibilité de prévoir la production à la journée et même à l’heure, il peut assurer la constance de la distribution sur l’ensemble du territoire.

    D’ailleurs, les dernières données démontrent que le recours au charbon pour produire de l’électricité a récemment connu une baisse record (-12,7% en 2020), et ce, malgré la moindre disponibilité du parc nucléaire due aux difficultés de maintenance en période de Covid.

    En outre, les progrès attendus en matière de réseau et de stockage sont prometteurs pour améliorer encore la situation.

    Les matériaux de fabrication et d’installation

    Les détracteurs des éoliennes pointent également du doigt l’utilisation de béton et de métaux rares indispensables à l’édification des éoliennes.

    Là aussi, les chiffres avancés par la filière et l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) permettent de relativiser. Si la fondation d’une éolienne terrestre nécessite entre 600 et 800 tonnes de béton, elle rappelle que ce matériau est non polluant pour les sols.

    Pour ce qui est des métaux utilisés, l’agence internationale de l’énergie reconnaît un besoin de structurer le marché pour assurer la maîtrise des coûts. La recherche étudie également des moyens pour réduire leur quantité et les recycler.

    Les matériaux de fabrication et d’installation

    Toujours selon l’ADEME, les principales composantes des éoliennes, comme le béton l’acier ou l’aluminium, sont entièrement recyclables. C’est d’ailleurs une obligation réglementaire. Comme le souligne la ministre, « 90% de la masse doit être démantelée, fondations incluses, puis recyclée ou réutilisée. Ce sera 95% au moins en 2024 ».

    Reste à gérer la composition des pales qui comprend des résines et fibre de verre ou de carbone.

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